LA BIODIVERSITE nous concerne tous

LA BIODIVERSITE nous concerne tous

LA BIODIVERSITE: notre chance de survie!

par Félix CHEREAU, Amapien

Pourquoi l’AMAP est-elle concernée par ce concept?

Comme le définissent ses statuts, l’AMAP n’est pas qu’un simple lieu de retraits de produits biologiques et locaux. Si c’était le cas, il suffirait d’acheter ces produits dans des magasins spécialisés qui font florès par les temps qui courent! Il y a dans la démarche des membres de l’association une volonté de promouvoir une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.La préservation de l’environnement passe forcément par la nécessité de maintenir et de favoriser la diversité, au sens large du terme: diversité des espèces (dont l’espèce humaine), diversité des écosystèmes et bien évidemment diversité des gênes (à l’origine de la biodiversité). L’Amapien(ne) ne peut donc ignorer la biodiversité et sa nécessité vitale pour un environnement riche et durable.

La disparition des espèces

Selon « planetoscope-statistique » (site www.planetoscope.com/biodiversité), « une espèce animale ou plante disparaît toutes les 20 minutes soit 26290 espèces disparues chaque année. Plus d’un quart des espèces animales et végétales pourrait disparaître d’ici le milieu du siècle en raison des activités humaines».

La disparition des espèces est un phénomène naturel lié à l’évolution de notre planète. Les extinctions massives qui se sont produites tout au long de l’histoire de la terre comme une des plus connues-la fin des dinosaures- ont permis l’émergence de nouvelles formes de vie, toujours plus diverses et florissantes.

Ce qui est grave cependant et doit nous préoccuper, c’est que le rythme d’extinction s’est aggravé avec la présence humaine sur la terre et s’est accéléré récemment étant 100 à 1000 fois supérieur à ce qu’il a été en moyenne sur des centaines de millions d’années.

D’après un sondage fait en 1998 auprés de 400 biologistes par le Muséum d’histoire naturelle américain, prés de 70% des biologistes pensent que nous sommes actuellement au début d’une extinction de masse causée par l’homme, connue en tant qu’extinction de l’Holocène*, ou 6ème extinction. Une espèce d’oiseaux sur 8, un mammifère sur 4, un amphibien sur 3 et 70% des plantes seraient en péril…et qu’en serait-il pour l’espèce humaine??

Notre regard et notre action sur les plantes et animaux

Jusqu’à ces derniers temps, il était coutumier de classer les plantes en mauvaises herbes et les autres, les animaux en espèces utiles et nuisibles avec une destruction massive de tout ce qui était considéré comme néfaste.

Combien sommes nous encore à faire une chasse virulente aux araignées alors que ce sont des animaux qui rendent de grands services à l’homme en absorbant quantité de petits insectes ou autres proies? Qui de nous n’appréhende de rencontrer une couleuvre lors d’une promenade estivale, les serpents permettant toutefois de nous débarrasser de petits rongeurs qui peuvent envahir nos territoires? Et qui plus est les couleuvres ne sont pas dangereuses!

Outre ces deux exemples choisis parmi les moins « aimés » de l’homme, on pourrait citer à l’infini le rôle que jouent plantes et animaux dans un bon et nécessaire équilibre de nos écosystèmes. Que ce soient les insectes dans leur rôle de pollinisateurs (comme les abeilles qui ne sont pas les seules), les haies dans la préservation des sols et la vitalité de toute une faune, les prairies humides, les mares, les étangs…

Nous, espèce humaine, avons tout à gagner de la préservation des espèces animales et végétales que ce soit dans un milieu terrestre ou marin.

La biodiversité, c’est notre chance de survie!

*Holocène: époque géologique s’étendant sur les 10000 dernières années