LA FERME AUGERONNE

Viande bovine et porcine
LA FERME AUGERONNE

Qu’est- ce qui vous a conduits à opter pour le bio?

L’évolution de l’agriculture vers une intensification massive de la production avec recours à de nombreux produits chimiques ou antibiotiques et une maladie chronique nous a conduits à prendre le chemin de l’intensification. Nous avons donc fait le choix du BIO.

Nous achetons les porcelets à 7 semaines chez un éleveur bio à côté d’  Argentan et ensuite, nos porcs sont élevés sur paille avec accès à des courettes extérieures. Ils restent sur l’exploitation de 7 à 8 mois. Ils n’ont ni les dents, ni la queue coupée. Ils ne reçoivent aucun antibiotique.
Ils sont nourris avec les céréales cultivées sur l’exploitation (orge, avoine, triticale, féverole…), le lactosérum de Stéphanie Conrad et parfois des légumes non commercialisables de Christophe Renault.

Les contraintes de la production:

Nos porcs étant en semi-plein air, c’est à dire accès libre à un bâtiment et au plein air subissent les variations de température extérieure et ne grossissent donc pas en période très chaude ou très froide.

Nous avons décidé de cultiver l’alimentation de nos animaux donc nous subissons les aléas climatiques qui deviennent de plus en plus nombreux.

Nous sommes dépendants d’autres personnes pour l’abattage et la découpe de nos porcs. L’abattoir étant à 90 Kms de notre exploitation, nous avons des frais de transport fixes quelque soit le nombre de cochons. Pour couvrir au minimum ces frais, il nous faut partir au moins trois cochons en même temps.

Nous en sommes à notre quatrième atelier de découpe mais cette fois, nous sommes satisfaits du travail réalisé. C’est un atelier artisanal qui emploie deux bouchers traditionnels passionnés par leur métier.

Transformation des produits
Les porcs commercialisés en viande fraîche sont abattus à St Fulgent des Ormes, un petit abattoir à la ferme et sont découpés dans un atelier agréé norme européenne à St Mard de Réno.
Les porcs commercialisés en conserves sont abattus à Pré en Pail et ensuite nous réalisons nous mêmes les conserves dans le laboratoire du lycée agricole de Vire. Tous les intervenants sont agréés AB.

Les satisfactions et les difficultés rencontrées:

Au niveau technique, nous avons lancé la production de porcs sans emprunt, uniquement avec notre autofinancement et, pour le moment, nous n’avons toujours pas pu financer des barrières pour notre bâtiment qui abrite les porcs. Nous utilisons donc des ballots de paille à la place des barrières ce qui est problématique car les cochons arrivent à faire des trous pour sortir et nous ne pouvons pas faire de séparation très stricte de certains animaux.

Au niveau financier, nous souffrons depuis 2015 du retard de versement des aides bio avec pour conséquences des frais bancaires importants et des frais de retard qui augmentent. Cela pénalise notre rentabilité économique et notre capacité à investir.

Depuis 2011, nous travaillions à deux sur l’exploitation mais, en 2016, j’ai dû reprendre une activité d’enseignante, à temps plein, en lycée agricole pour subvenir aux besoins de la famille, la ferme n’y suffisant pas!

PROJETS:

-Aménager notre bâtiment porcs avec des barrières pour pouvoir augmenter notre production.

...ET SOUHAIT: arriver à vivre pleinement et SEREINEMENT de notre travail!

Relations avec l’AMAP: Nous en sommes très satisfaits. Nous rencontrons chez les Amapien(nes) écoute, compréhension, soutien. Qu’ils n’hésitent pas à faire des retours positifs ou négatifs sur nos produits!